Growth Hacking, le marketing des Start-up?

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Original de l’article paru dans 1001startups, Le Growth Hacking, la révolution du marketing start-up ou simple effet de mode?

Le Growth Hacking est probablement un mot dont vous n’avez jamais entendu parler, si vous ne côtoyez pas l’univers start-up. Pourtant, si l’on regarde les statistiques de Google Analytics, le terme de recherche « Growth Hacking » a littéralement décollé fin 2013.

Le Growth Hacking est une technique marketing utilisée par les start-up, qui prend ses racines dans la créativité, l’analyse et les données, avec pour objectif principal la croissance !

Mais avant d’être une nouvelle méthode marketing, le Growth Hacking est avant tout une évolution du marketing à notre environnement et aux nouvelles technologies. L’état d’esprit du Growth Hacking est porté par l’ouverture, l’imagination et la remise en cause de toutes les actions de marketing traditionnel… Le marketing des start-up est aujourd’hui révolutionné par le web et ses nouveaux outils de marketing qui sont désormais accessibles à tous.

Le Growth Hacking repose sur le fait que les stratégies marketing d’une entreprise classique et d’une startup sont radicalement différentes.

Alors que l’entreprise classique à un directeur marketing, dont l’objectif est de construire une marque, en utilisant ses budgets majoritairement dans le mass media, le Growth Hacker doit, quand à lui, faire grossir la base d’utilisateurs tout en dépensant le moins possible.

Une entreprise classique a un objectif de croissance qui se situe généralement entre 3 et 10% par an, quand une start-up ambitionne une croissance de plus de 20% par mois.

Pourtant, malgré des challenges ambitieux, le Growth Hacker dispose généralement que d’un très petit budget par rapport à l’entreprise traditionnelle.

Un gros objectif de croissance sans moyens financier, cela est-il vraiment possible ?

Vous avez dit Hacker ?

Le terme « Growth Hacking » est apparu en 2010. Il a été inventé par Sean Ellis, en charge du marketing chez Dropbox, qui devait recruter une personne pour le remplacer. Ne trouvant pas un intitulé de poste représentant sa fonction, il l’a alors définit comme « Growth Hacker ».

Un Growth Hacker, c’est donc un hacker du marketing, qui ne va pas hésiter à détourner les moyens de communication traditionnels, en utilisant des moyens non conventionnels pour faire grossir sa base d’utilisateurs.

Si le Growth Hacker est centré sur l’acquisition de nouveaux utilisateurs, il doit également travailler à toutes les étapes du process de conversion et de rétention du client. C’est donc un profil à la rencontre du développeur, du marketer et du bidouilleur. Il doit aussi posséder une forte capacité d’analyse psychologique et comportementale, afin de les comprendre les utilisateurs et leur proposer l’expérience qu’ils attendent.

Des exemples ?

Assez de théorie, passons maintenant à la pratique ! Nous allons vous présenter les « Growth Hack » les plus connus de l’histoire d’internet, certains ayant été mis en place avant même l’existence de ce mot.

La tentative de Growth Hacking la plus connue, et la plus largement prise en exemple, nous vient d’Hotmail, qui avait ajouté automatiquement à la fin des emails de ses utilisateurs « PS : I Love You. Get Your Free Email at Hotmail ». Après la mise en place de cette phrase, en seulement quelques heures, Hotmail enregistrait une croissance de 3000 utilisateurs par jour, atteignant 1 million d’utilisateurs en 6 mois et 2 millions en moins de 8 mois. Une opération extrêmement rentable puisqu’elle n’a rien coûté à la société.

Dropbox s’est ensuite emparé du Growth hacking en utilisant dans sa communication de lancement tous les codes et les références de la communauté Reddit. La start-up a ainsi touché très vite cette communauté, ce qui lui a permis de grossir très vite, et sans débourser un centime. La fameuse astuce du quota de stockage offert pour chaque ami parrainé a également contribué à la forte croissance du service.

Twitter a quand à lui travaillé sur l’activation et la rétention de ses utilisateurs. La société est partie du constat qu’un utilisateur commence à utiliser activement Twitter lorsqu’il suit 20 personnes. Se basant sur cette analyse, Twitter a alors mis en place une suggestion de personnes à suivre dès le processus d’inscription.

Maintenant, faites marcher votre imagination! Le prochain Growth Hack qui figurera dans cette liste est peut être le votre :-)

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