Portrait expert : Ganaël Bascoul

« Ne pas voir le client simplement comme un client, mais comme une personne avec qui on construit une offre. »

 

Ganael bascoul

Ses 3 conseils pour les entrepreneurs

  • Ne pas voir le client simplement comme un client, mais comme une personne avec qui on construit une offre, une manière de faire, y compris en B-to-B.
  • Savoir dire non. Ce n’est pas toujours facile, on veut toujours faire plaisir à un client, ne pas contrarier un prestataire, arranger tout le monde, mais cela peut mettre en danger votre projet. Quand il le faut, il faut savoir dire non, et expliquer pourquoi.
  • Anticiper très tôt les enjeux de comptabilité, de suivi administratif, fiscal, etc… et trouver un moyen de le gérer à sa façon, ou avec le bon accompagnement. Cela peut sembler le conseil le moins sexy au monde, mais c’est important d’avoir l’esprit libre sur ces plans, pour pouvoir se donner à fond sur son projet.

Belle journée et toujours : Osez !

1. Ton meilleur souvenir d’entrepreneur ?

Alors il y en a beaucoup (comme de mauvais d’ailleurs, c’est le principe), mais en voici deux qui me viennent en tête : Ma soutenance de doctorat à Strasbourg (oui, une thèse est presque une petite entreprise à part entière) et l’enthousiasme autour d’un bouquin en cours de préfinancement (www.crowdacademy.com) dans lequel j’essaie de faire partager ma vision sur la manière dont le crowd va changer l’économie et l’innovation.
Mais le meilleur reste toujours à venir !

2. Une erreur que tu ne referas jamais ?

L’impatience. Les dynamiques de l’innovation sont un peu asynchrones non ? Quelqu’un l’a certainement théorisé quelque part. Sinon il faut faire un bouquin là-dessus ! Parce que dans les premiers temps d’un projet, on donne beaucoup plus que l’on ne reçoit, parce que cela prend du temps pour porter ses fruits, et puis les personnes autour de vous ne comprennent pas toujours votre enthousiasme, souvent tout simplement parce qu’elles ne voient pas exactement où vous allez, ou parce qu’elles se font du souci pour vous.

Alors le risque, c’est de jeter l’éponge ou de faire un burn out très tôt. Avec le temps, je trouve qu’on appréhende mieux cette asynchronie, et qu’on se dompte un peu soi-même.

3. Un entrepreneur qui t’inspire ?

Ce n’est pas vraiment les entrepreneurs qui m’inspirent, pour être honnête. C’est plutôt des petits instants de génie, de lumière, qu’on peut avoir de temps en temps.

Mon père et un ami qui parlent littérature. Dario Moreno quand il est Sancho Pancho. L’éclat de rire d’un(e) collègue après une nocturne de laquelle on ne pensait pas sortir vivant. Romain Gary, qui fait chavirer le monde, au détour d’une phrase. Des personnes qui s’aident spontanément quand elles ont une galère dans le métro. Alberto Sordi dans Una Vita Difficile. Votre frère qui vous appelle à une heure du mat’ avec une idée géniale à partager (et puis géniale ou pas, peu importe, l’espace d’un moment vous étiez un peu plus que vous-même, et un peu plus léger à la fois). Beck qui invente une mélodie lunaire. Votre copine qui vous coache comme personne en une vanne ou un sourire. La douceur d’un dessin de Goerg. Votre mère ou votre sœur qui vous trouvent la solution à un problème sur lequel vous butiez depuis deux semaines, après deux minutes de discussion. Comme ça. Bim !

C’est plutôt ça qui m’inspire, plus que les hagiographies de la Silicon Valley.

4. Une musique qui te rebooste ?

Tout dépend du type de reboost nécessaire ! :) La musique rythme mes journées, du matin sous la douche, à la lecture du soir, en passant par les transports et les heures devant l’ordi (oui plus personne ne dit ordi, mais j’aime bien ce mot). Du coup pour aller puiser de la force de concentration, ce serait Glenn Gould, parce qu’il vous aspire dans la plénitude de son dévouement, c’est comme un train dans la nuit ! Pour de l’énergie et de l’enthousiasme, je dirais l’album Moondog Matinee, de The Band, 1973, parce que c’est l’essence d’un rock, à la fois très cultivé et très sincère, spontané. Et puis c’est avec cette bande que Dylan a réalisé The Basement Tapes, 1975, une des plus grandes pépites du maître Dylan, selon moi et quelques personnes que j’ai soudoyées pour en dire autant.

5. La prochaine étape pour SoonSoonSoon ?

Le monde anglophone ! Car le site passe bientôt en mode bilingue. Avec toujours plus de contributeurs, de partenaires, et productions, aux quatre coins du monde.
C’est aussi la participation à des innovations éditoriales avec l’Atlase des Start-ups (coédité avec 1001 Start-ups et les CCI), mais aussi « Les 100 innovations de l’année » avec Dunod.
Le papier, couplé avec le numérique, a un grand avenir devant lui, et cela nous passionne d’essayer de l’imaginer, et de tenter de nouvelles expériences.

Vous souhaitez développer une stratégie de marque? Développer une startup basée sur une communauté crowd ?  Ganaël vous offre ses conseils personnalisés.

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